Margin call, J-C Chandor
Quel plaisir de retrouver Jeremy Irons et Kevin Spacey !
Inspiré par la faillite de Lehman Brothers, ce film est une vraie réussite qui repose sur l'incongruité des situations et la force individualiste des personnages. Des personnages divisés entre naufrage et survie dont on partage les dernières 24h mais, rien ne sert de lutter, à la fin, ce sont toujours les mêmes qui gagnent.
Ce film repose essentiellement sur l'interprétation de ces acteurs. Petit tour d'horizon :
- John Tuld (Jeremy Irons), regard glaçant. Il arrive en hélicoptère le soir-même, donne l'ordre de vendre des actifs toxiques avant de licencier tout le monde au petit matin ;
- Sam Rogers (Kevin Spacey) pleure sa chienne à l'agonie alors qu'ils s'apprêtent à ruiner des millions de personnes ;
- Sarah Robertson (Demi Moore) a sacrifié sa jeunesse pour son entreprise et se révèle sublime en Cassandre sacrifiée ;
- Will Emerson (Paul Bettany) et Jared Cohen (Simon Baker), seuls survivants indemnes de leur espèce, un seul but : gagner même si tous les autres doivent perdre ;
- Seth Bragman (Penn Badgley) jeune recrue omnubilée par les salaires des autres supporte mal cette première déroute professionnelle qui va tout de même lui rapporter quelques millions ;
- Peter Sullivan (Zachary Quinto), jeune ingénieur, héros maudit malgré lui, c'est lui qui révèle et annonce la faillite prochaine de l'entreprise.
Résumé
Wall Street, vague de licenciements dans une banque d'investissements. Eric Dale est licencié par deux souriantes jeunes femmes. La porte de l'imposant building passé, son téléphone ne fonctionnera plus et il ne fera plus partie de l'entreprise. Malgré tout, avant de partir, Eric Dale qui a passé toute sa vie dans l'entreprise met en garde Peter Sullivan, un de ses collègues, sur un dossier important sur lequel il travaillait.